Nos accidents ont-ils un sens ? 1 ère partie

Nos accidents ont-ils un sens ? 1 ère partie

Nos accidents et nos syndromes d’anniversaire (morts violentes, maladies fulgurantes, suicides…) ont-ils un sens ?

Certains pensent que tout est écrit, que chaque chose, chaque évènement de nos vies est inscrit quelque part dans un grand rouleau. D’autres au contraire, peut-être par une volonté vitale de croire en leur libre arbitre, réfutent toute forme de croyance déterministe.

Entre les deux, j’ai cherché la voie de l’équilibre. Je ne suis pas convaincu, par exemple, que tous ceux qui ont été emportés par la vague d’un tsunami ou une coulée de boue fulgurante étaient prêts à mourir, qu’ils avaient achevé leur parcours de vie, contrairement aux rares survivants qui par miracle, juchés sur un quelconque promontoire, ont échappé à la faucheuse. Je ne suis pas certain que tout cela dispose d’un sens précis. Par contre ce que je sais avec certitude, c’est que ce genre de catastrophe « injuste » aura des conséquences sur bon nombre de survivants. La date anniversaire de la catastrophe s’inscrira pour des décennies et parfois même davantage dans l’inconscient collectif pour constituer un permanent et difficile cap à franchir. Si certains corps ne sont pas retrouvés, les deuils correspondants seront souvent impossibles à réaliser. Et ainsi, des cercles vicieux s’enclencheront, conduisant certains survivants ou descendants de ces mêmes survivants à rejoindre prématurément leurs morts. De funestes destins se dessineront parfois pour ceux qui auront été désignés par le clan familial pour maintenir « à tout prix » le lien avec ceux qui ont injustement perdu la vie dans ces circonstances tragiques et sans qui on ne serait pas là.

Inversement, dans mes investigations, je n’ai cessé de rencontrer des accidents qui faisaient sens, des accidents dramatiques aux circonstances totalement improbables qui montrent clairement que pour parvenir à se blesser ou à mourir, certains ont déployé des trésors d’imagination inconsciente qui ne laissent aucune place au hasard. Et j’irais même bien au-delà, en osant affirmer que ces trésors d’imagination inconsciente révèlent un sens caché de nos existences pour qui sait les percevoir, comme si un « gentil » ou « méchant » organisateur prenait le contrôle parfois de nos éphémères destinées. Et moi l’agnostique, ça me rendrait presque croyant en une logique transcendante supérieure qui régirait nos existences. Cette logique est le plus souvent transgénérationnelle, preuve que quand nous débarquons sur terre dans un clan familial donné, nous héritons de mémoires spécifiques liées au vécu de certains ancêtres, parmi lesquels l’un d’entre eux avec qui nous nous trouvons en lien privilégié. Ces mémoires peuvent dans bien des cas nous conduire à reprendre le fil de la vie de cet ancêtre là où il l’a quitté. Elles peuvent également nous pousser à expérimenter des stress du même ordre ou des évènements traumatiques correspondants aux dates ou aux âges anniversaire de cet ancêtre-là.

Dans mon livre, indépendamment des catastrophes naturelles a priori aléatoires, j’ai réparti les accidents que l’on s’organise pour répondre à une injonction inconsciente, en 4 catégories principales :

Les accidents postérieurs à un surstress ingérable ou antérieurs à un surstress programmé dans le vécu des personnes
Les accidents liés une empreinte de conception, de gestation ou de naissance négative
Deuil non fait
Mémoires héritées de fautes terribles inavouables ou de vécus indicibles associés
Les accidents postérieurs à un surstress ingérable ou antérieurs à un surstress programmé dans le vécu des personnes

Ces accidents sont liés à nos stress du moment étant devenu ou allant devenir insupportables. Exemples types : ma femme vient de me quitter, je viens de perdre mon emploi. Tout s’écroule autour de moi. Ma vie n’a plus de sens. C’est alors que l’accident survient (postérieurement au stress)… Un enfant est forcé de suivre des stages de compétition loin de chez lui. Il se « fabrique » des accidents juste avant chaque stage pour ne pas y participer (antérieurement au stress)… Un homme doit partir à la guerre. Il pressent qu’il n’en reviendra pas. C’est alors qu’il se blesse ou se tue accidentellement (antérieurement au stress). L’origine de ces accidents est évidemment la plus simple à identifier. Pour autant, celui qui en est la victime y parviendra rarement seul, puisque, par nature, c’est le caractère insupportable de son stress (qu’il ne peut regarder en face !) qui l’aura conduit inconsciemment jusqu’au drame (en cachette de son cerveau gauche).

Les accidents liés une empreinte de conception, de gestation ou de naissance négative

On trouve là tous les enfants non désirés ou ayant posé un gros problème durant la gestation. L’enfant arrive dans un contexte de stress terrible (honte, viol, guerre…). Sans lui, c’eut été tellement plus simple ! A-t-il fallu choisir à un moment entre la mère et l’enfant ? La mère est morte en couches… On découvre qu’on attend des jumeaux. L’un des deux est en trop ! Ce genre d’empreinte négative (et difficile à effacer) peut conduire celui qui en est le dépositaire à risquer sa vie régulièrement pour réparer le « problème » que sa venue au monde a posé. Il peut avoir un accident à l’âge qu’avait l’un de ses parents lorsqu’il a souffert de son arrivée, par exemple.

« Choisir » un métier à risque: j’ai dérangé, ne vous inquiétez pas, je vais m’efforcer de disparaître…

Il m’a fallu plus de vingt ans pour comprendre que les métiers à risque vont souvent de pair avec un désir initial de mort sur l’enfant de la part de l’un ou l’autre des parents ou des deux. Nous sommes programmés pour ne pas comprendre ce qui nous touche de près. Notre conscient est tellement habile à nous masquer l’influence de notre inconscient. Et plus cela nous concerne, plus c’est puissant et évident, moins nous le comprenons !

Pour aller un peu plus loin dans le décryptage, il faut s’intéresser à la symbolique : que raconte le contexte de ce métier à risque ? S’il se déroule dans les airs ou en montagne, il faudra considérer que se rapprocher du ciel, c’est pour nous qui sommes issus de deux mille ans d’éducation judéo-chrétienne, se rapprocher du Père. En première piste, on ira donc plutôt chercher le manque de père ou le conflit au père. Dans ce cas, le père peut être présent physiquement, mais il est vécu comme absent car les relations sont inexistantes ou conflictuelles. Son enfant lui a posé problème. Il peut s’agir d’un père violent. La première question à se poser et qui peut expliquer bien des choses est la suivante : « Qu’aurait été la vie de mon père si je n’avais pas existé ? »

Nos plus lointains ancêtres ont toujours considéré le ciel comme le lieu des esprits, du repos des âmes. Par conséquent, il faudra également explorer la piste du deuil non fait. Si au contraire, je tiens à prendre des risques sur la mer ou sous terre en pratiquant la spéléologie, il faudra par opposition chercher une problématique à la mère. Quel problème ma conception lui a-t-elle posé ? Quel secret cache-t-elle ? « Pourquoi passons-nous tous nos étés à la Faute-sur-« mère » ? »

L’hypothèse que je formule est la suivante : plus le problème posé aux parents par l’enfant sera important dans leur ressenti, plus sa prise de risque sera grande par la suite. Selon sa problématique, il pourra alors aller jusqu’à mourir dans les airs ou en montagne, sur l’autel symbolique de son père, ou bien en mer ou sous terre, sur celui de sa mère… Par ailleurs, il existe évidemment bien d’autres façons de prendre des risques comme tout simplement la conduite automobile. Qui conduit vite dans la famille ? Qui s’autodétruit en consommant de l’alcool ou de la drogue ? La prise de risque ou les conduites suicidaires peuvent s’exprimer de bien d’autres manières pour qui n’a pas eu accès à la montagne ou n’a pas eu les moyens de devenir pilote... Je pense aux métiers qu’offre l’armée par exemple, ainsi qu’aux pompiers.

En prenant des risques, l’enfant cherche donc inconsciemment à réparer le problème qu’il a posé. Si je meurs, qui j’arrange ou qui je libère dans l’arbre généalogique ? Si je prends régulièrement des risques inconsidérés, il sera bon, un jour ou l’autre, de se poser la question de l’origine du mobile inconscient !

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article