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Les arbres gynécologiques 5 ème partie

Les arbres gynécologiques 5 ème partie

Les effets du génosociogramme.

Faire son génosociogramme permet de se connecter à l’énergie de ses ancêtres. C’est un outil qui opère une remise en ordre, puisqu’il permet de se réapproprier son histoire personnelle. Il agrandit notre histoire dans la mesure où nos parents et notre famille nous l’ont présenté « à leurs façons », dans leur vérité, et que nous entreprenons de nous la représenter nous-même, à notre façon. Replacer nos ancêtres dans leur contexte de vie nous permet de les comprendre, de constater qu’ils ont eu aussi une histoire et de dissoudre les rancœurs ou les idéalisations. Il ne s’agit pas de se séparer d’eux mais de percevoir comment on les prolonge. En les acceptant tels qu’ils sont, on va pouvoir prendre notre place. En ce sens, le génosociogramme est une recherche qui permet d’accepter son histoire et nous dégage des non-dits, des omissions ou des mensonges de notre légende familiale.

Faire son arbre consiste à honorer nos ancêtres en les faisant exister à nouveau. Cela commence par une quête d’informations auprès de nos parents et grands-parents, de leurs proches, mais aussi dans les registres des administrations. Cette quête permet de faire connaissance avec ceux que l’on a pas connus, de découvrir les conditions dans lesquelles ils ont été conçus, le milieu dans lequel ils ont évolué, comment ils ont mené leur vie d’homme, de femme, de père, de mère, de frère ou de sœur, et quels ont été leurs amours licites et illicites etc…Quelle que soit leur histoire, nous nous donnons une représentation de ces ancêtres, et par là-même, des forces énergétiques qui les ont constituées et qu’ils ont véhiculées. En les faisant revivre, nous libérons ces forces bloquées dans du secret et de l’ignorance. En redonnant du sens à leur histoire, nous rétablissons du lien, de la communication et de la souplesse. Un courant passe à nouveau qui éclaire notre propre structure. Voilà en quoi la réalisation de son génosociogramme nous libère des liens inconscients qui nous ligotaient, et nous donne la force de nous propulser pour nous construire et aller de l’avant. Devenir nous-mêmes n’est pas trahir nos ancêtres, ni les abandonner, c’est au contraire leur témoigner que ce qu’ils nous ont transmis nous permet de devenir ce que nous sommes : ils peuvent reposer en paix, être contents et satisfaits d’eux-mêmes.

La vie nous pousse à avancer et nous n’avons pas à attendre que ce soit des membres de notre famille qui nous propulsent. S’ils en avaient été capables ou s’ils avaient su le faire, ils l’auraient déjà fait. En faisant son arbre généalogique, il ne s’agit donc pas de savoir si nous aimons nos ancêtres ou si nous leur en voulons, mais de reconnaître ce qu’ils ont été. Nos ancêtres sont nos fondations, notre socle. Nous les retrouvons pour leur dire au revoir, ils n’ont plus à occuper notre attention. Avec l’énergie que nous récupérons ainsi, nous nous fabriquons un nouveau socle et ceci nous permet et nous force à avancer, à être créateur de notre propre vie. Ainsi nous les prolongeons sans en être dépendants. C’est cela qui fait du génosociogramme non seulement un acte de séparation mais aussi de « prolongation ».

Sans ce travail de repérage de sa place généalogique, les femmes et les hommes ont une telle capacité à adopter ou à protéger la « légende familiale officielle » qu’ils perpétuent sans s’en rendre compte les souffrances, les maladies, le mensonge, le dénie et les échecs que véhiculent les « maladies de lignée ». Que se passe-t-il en effet lorsqu’on se comporte ainsi ? Comme c’est alors le mensonge qui nous constitue, la transmission se brouille, la vérité se perd, et nous nous retrouvons séparés des liens d’ancrage à nos ancêtres. Si nous ne pouvons pas connaître la vérité de notre histoire, nous flottons sans trouver où s’appuyer, car nous manquons de socle et de soutien pour nous construire. Or cette vérité qui nous concerne mais que nous ignorons, continue elle, à se manifester et à agir, en quelques sortes, pour son propre compte. Ce qui se traduit, dans sa vie, par des phénomènes d’histoires répétitives à travers lesquels ce passé essaie de se faire entendre.

Ces phénomènes de répétitions sont dus au fait d’agir, non pas en accord avec sa propre pensée et ses désirs personnels, mais en étant inconsciemment agis par ces structures énergétiques appelées « fantômes » que décrivent Didier Dumas et Anne Ancelin Schützenberger[9] et qui transforment l’individu en « Dr Jekyll et Mr Hide ».

Il en est ainsi, car nous nous construisons en dupliquant les caractéristiques familiales et collectives de nos parents. Mais comme cette assimilation est inconsciente, si nous n’y prenons garde, elle peut prendre la direction de notre vie.

C’est cette transmission ancestrale qui constitue notre mémoire cellulaire. Le processus de duplication est un phénomène physiologique qui permet à cet héritage de se transmettre de génération en générations, il est donc illusoire de vouloir lui échapper. Si nous essayons de fuir notre héritage, nous n’arrivons qu’à le renforcer et lui donner plus d’énergie. Pour se sortir de ces répétitions, nous devons commencer par les reconnaître, les accepter et ne plus en être heurtés. Que l’on ait eu à se construire avec cet héritage, n’est pas grave, l’important est d’y ajouter sa « touche personnelle » afin de pouvoir construire sa propre personnalité.

Si nous en avons vraiment « l’intention », prendre conscience de nos mimétismes d’identification est le premier constat qui va permettre le changement et la transformation. Mathilde, par exemple, à qui j’avais conseillé de faire son génosociogramme, en a pris conscience en faisant le rêve suivant :« C’était au cours du banquet d’une fête de famille. Je me retrouvais avec des ancêtres paternels et maternels qui m’étaient presque tous inconnus. L’ambiance des retrouvailles est chaleureuse et me donne beaucoup de joie et de force intérieure qui m’étonnent. Mais au fur à mesure que le temps passe, je commence à me sentir oppressée, fébrile, isolée et étouffée. Je réalise alors avec surprise que je suis reliée à mes ancêtres par des chaînes et, à ma grande stupeur, je découvre que c’est moi qui tiens les chaînes ».

Bien que, dans les maladies gynécologiques, les transmissions maternelles soient les premières à explorer, il est important de comprendre en quoi notre héritage implique nos deux lignées. Comme l’a expliqué Didier Dumas dans son livre « L’Ange et le Fantôme », c’est la similitude ou la complémentarité des fantômes dont est porteurs chacun des parents qui se transmet d’une génération à l’autre. C’est pourquoi il est important, pour les femmes, de ne pas éluder l’exploration de leur lignée paternelle. Ne dit-on pas « Ils se sont rencontrés pour le meilleur et pour le pire ». Dans le cas du fibrome dont souffrait Françoise, le fait que son père soit entouré de deux frères morts est ce qui lui a permis de comprendre qu’il ne pouvait pas aider sa femme et ses filles à se dégager de la mort de la grand-mère et du petit frère.

Dans ce genre de pathologies, le travail de restauration est, à mon sens, double, dans la mesure où il porte sur deux parties différentes de nous-mêmes. D’une part, sur notre axe vertical où il s’agit remettre de l’ordre dans la connaissance ses ancêtres, et d’autre part, sur notre axe horizontal, où c’est le travail énergétique qui agit sur le corps.

Pour Françoise, retrouver que sa grand-mère était morte à 43ans, lui a permis de donner du sens à son fibrome, ainsi qu’aux hystérectomies des femmes de sa famille. Connaître les circonstances de la mort de sa grand-mère lui a fait comprendre que cette grand-mère avait elle-même sa propre histoire, qu’elle était, elle aussi, porteuse d’un fantôme qui venait de plus haut dans les générations précédentes. C’est ce genre de découverte qui recrée du lien dans la succession des générations.

Au niveau de son traitement énergétique, il s’agissait de redonner vie à son utérus qui s’était figé et avait perdu son élasticité, puisqu’il avait été déserté de ses énergies nourrissantes au profit de l’énergie du « fantôme de la grand-mère ». Son utérus avait augmenté de volume et saignait, car il était le siège d’une hyperactivité pathologique d’autant plus sournoise et souterraine qu’elle ne provoquait aucune sensation particulière. Alors que cet organe aurait dû être au repos, n’étant pas sollicité par une nidation, il était animé et avait grossi, témoignant de cette façon d’un surplus d’énergie inappropriée.

La médecine chinoise considère que, dans ce cas, l’utérus est le siège d’une perturbation, une « énergie perverse[10] » qui l’active à son insu. Le traitement consiste alors en un apport d’énergies nouvelles centré sur le petit bassin, l’utérus et leurs liaisons au reste du corps. C’est par la pensée reliée à la sensation que je lui apprends à investir son petit bassin, de le sentir et d’intégrer son utérus en elle comme étant réellement le sien, vivant, et non plus celui de ses grands-mères ou arrière grands-mères.

Pour être en bonne santé, nous devons nourrir notre être authentique. C’est de découvrir et de respecter ce qui est bon pour nous qui nous sort du cycle de la répétition. Sans ce travail sur soi-même et sa famille, un grand nombre de femmes restent, sans le savoir, dépendantes de secrets de familles antérieures à leur naissance : histoires d’amour licites ou illicites, questions d’honneur, drames, maladies ou deuils qui n’ont pas été réglés dans les générations antérieures. Si nous manquons de vigilance, si nous ne savons pas prêter attention à l’expression de nos troubles et si nous refusons de regarder en quoi la répétition transgénérationnelle nous structure en bien comme en mal, nous risquons d’en être d’autant plus atteint. À vouloir ignorer que la vie est ainsi faite, nous nous exposons, en effet, à être rappelées à l’ordre par le code aussi invisible qu’implacable de la succession des générations, comme cela s’entend par exemple dans le langage courant lorsqu’on y dit : « Elle est morte de la maladie de sa mère ». Même si, dans l’état actuel des sciences, nous ne savons pas encore comment ce code se transmet, nous savons par contre que les forces qu’il véhicule sont extrêmement puissantes. Depuis trois générations, alors que la vie des femmes a radicalement changé, l’habitude ancestrale de taire tout ce qui pose problème dans la sexualité et la mort, en le tenant secret, est, elle, toujours active.

La phrase "Tu transmettras tes fautes sur trois ou quatre générations" est la traduction de comment nous sommes dépendants de notre histoire ancestrale et ce, depuis la nuit des temps

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