En entrant dans cet espace, vous pourriez bien vous y rencontrer. Découvrir vos profondeurs et lever tous vos blocages. Et retrouver l'apaisement. Un voyage vers soi à travers l'infini de l'arbre familial, son champs des possibles et la Psychogénéalogie.

Les arbres gynécologiques 4ème partie

Les arbres gynécologiques 4ème partie

Les symptômes engendrés les « pathologies de lignée »

Les symptômes quels qu’ils soient, que nous ayons incorporé les forces énergétiques de notre histoire familiale ou que nous tentions de les fuir, celles-ci sont forcément présentes en nous, et si nous n’en prenons pas conscience, nous y restons inconsciemment reliées.

La plupart des troubles fonctionnels ont grandement diminué avec l’apparition de la pilule puisqu’elle met les ovaires au repos. Comme les hormones de la pilule remplacent celles que les ovaires devraient secréter, la synergie entre l’hypophyse et les ovaires est coupée. Les ovaires ne sont donc plus soumis à l’influence des désarrois psychiques et émotionnels. Ils sont momentanément mis de côté, et comme la pilule coupe le fil de la procréation, donc de la succession des générations, l’état de santé des femmes est de ce fait moins fluctuant. La pilule permet aux femmes de récupérer leur dynamique personnelle sans être encombrées de l’héritage des générations qui les précèdent.

Toutefois, l’intolérance au traitement hormonal n’est cependant pas exceptionnelle. Dans ce cas, le surplus hormonal que constitue la pilule ne fait qu’accentuer leurs troubles. Elles ont alors l’impression d’étouffer, comme si elles implosaient en elles-mêmes, sans pouvoir trouver de voie d’émergence, sans le savoir enfermées et prisonnières dans l’histoire de leurs lignées.

La stérilité et l’infécondité.

Les problèmes d’infécondité où la femme est enceinte, fait des fausses couches à répétition sans pouvoir mener une grossesse à terme, la stérilité du couple qui n’arrive pas à avoir un enfant alors que rien ne l’empêche médicalement ou encore les grossesses involontaires où la femme est enceinte sans l’avoir prévu, témoignent de l’impact direct du phénomène transgénérationnel : l’origine est ancestrale.

Pour les cas de stérilité, lorsque les examens sont normaux mais que l’enfant n’arrive pas, il y a bien un blocage mais celui-ci n’est pas physique : la femme ovule, l’homme a des spermatozoïdes fécondants, le passage est libre dans les trompes et l’utérus et alors que rien ne fait obstacle physiquement à la fécondation, force est de constater que quelque chose d’autre l’empêche. Le désir des deux protagonistes est là sans aucun doute, si ce n’est que quelque chose les entrave, les empêche de muter du statut de fille ou de fils à celui de père et de mère, les empêche de se prolonger. Ces couples ont à faire un travail personnel, souvent très fructueux, afin de se déloger de la place d’enfant dans laquelle ils ont été contraints de rester enfermés. Généralement, ils ne savent pas que ce qui fait barrage à leur projet de devenir parent provient de leurs histoires familiales respectives.

Les grossesses indésirées.

Dans les grossesses indésirées, c’est comme si le corps de la femme était directement connecté à la façon dont la mère avait fait ses enfants. La femme est alors enceinte à l’âge où sa mère l’a été pour sa propre conception ou celles de ses frères et sœurs ou ses accidents gynécologiques. Etre enceinte exprime alors une répétition généalogique et l’interruption de grossesse va tenter de l’en dégager pour pouvoir naître à elle-même. Les grossesses indésirées ne sont en ce sens jamais anodines mais elles ne correspondent pas toujours, comme il l’est généralement interprété, à un désir d’enfant. Il est important de pouvoir y mettre du sens. Bien que le désir de maternité ne soit pas remis en cause dans l’avenir, cette grossesse ne correspond pas à un désir d’enfant dans le partage avec un homme. La femme est entre elle et son histoire et l’homme aussi. Ils découvrent qu’ils ne sont pas stériles mais ils n’ont pas fait un enfant ensemble.

Soit la femme en a l’intuition, elle n’est pas triste, elle ne ressent pas le désir de cet enfant : elle est alors confrontée au fait d’avoir dû en passer par son corps pour grandir, elle n’a pas su être conséquente avec sa contraception. Soit elle est triste et malheureuse et il est important qu’elle comprenne que sa douleur ne correspond pas à l’enfant mais à l’émotion de se séparer de son histoire maternelle. Dans ces cas, la recherche généalogique est la même que pour les règles douloureuses. Il s’agit là encore d’explorer l’héritage des femmes qui nous précèdent, en axant les recherches sur les maladies, les deuils, la façon dont elles ont fait leurs enfants ainsi que les éventuelles répétitions de dates. C’est ce que Didier Dumas a conceptualisé sous le terme « d’impensé maternel »[7] qui ne désigne pas tant la façon dont notre mère nous a encombré, mais comment cette mère a elle-même été somatiquement encombrée par un héritage ancestral traumatique.

L’importance de connaître sa généalogie.

Toutes les traditions considèrent que nous héritons de nos ancêtres, qu’ils nous transmettent aussi bien leurs forces que leurs faiblesses, et que ces dernières peuvent se manifester en nous sous la forme de maladies physiques ou psychiques. Ces maladies dont l’origine est ancestrale, ces « maladies de lignée » peuvent nous « posséder », devenir récidivantes ou chroniques. Pour s’en défaire, il est indispensable de connaître notre histoire transgénérationnelle, puisqu’elle forme le terrain sur lequel elles se déclarent.

Considérer la dimension transgénérationnelle de notre existence permet de nous situer à nouveau dans la dimension universelle de la vie. Nos enfants nous prolongent, tout en nous mettant à une place d’ancêtre futur, de parent, de grands-parents, puis d’arrières grands- parents. La mort étant indissociable de la vie, notre place de naissance dans la succession des générations, nous fait hériter de nos ancêtres, et nous transmettons ce qu’ils nous ont donné à nos enfants et petits-enfants. En vivant, nous véhiculons donc automatiquement du savoir et des traditions, comme le reconnaissent les peuples qui vouent un culte à leurs ancêtres. Chez nous le rapport aux ancêtres peut prendre une forme consciente ou inconsciente, et c’est celle-ci qui s’exprime dans les symptômes

La vie est un processus continu et cyclique dont la mort fait partie. Les adultes mettent leurs enfants au monde et accompagnent leurs parents jusqu’à leur mort. La mort qui constitue le vide créé par la perte de la personne aimée[8]. perd alors son caractère de drame personnel, Il devient normal que les « vieux » nous quittent. Ils ont accompli leur vie à leur manière. Il est important de les respecter, de les accompagner et leur dire au revoir, autant pour les soutenir que pour intégrer leur départ.

Bien évidemment cela n’empêche pas la tristesse et le chagrin de ne plus pouvoir côtoyer la personne aimée, mais au lieu d’en être capturée et pétrifiée de douleur, il est important de pouvoir replacer cette mort dans un contexte plus large, ce qui permet de considérer l’événement autrement.

Quand il s’agit d’une personne plus jeune qui meurt prématurément d’accident ou de maladie, le caractère normal et naturel du passage inéluctable de la vie à la mort fait défaut. Toutefois, cette mort prématurée n’est pas obligatoirement le fruit d’un pur hasard. C’est ce dont témoigne la psychanalyse transgénérationnelle. Certaines fois, elle peut s’expliquer par un processus de répétitions de dates, d’âges, de lieux géographiques, de drames cachés ou ignorés. Les différentes morts au même âge que l’ancêtre dans sa fratrie, la mort en couches des mères, la mort néo-natale des nourrissons, le suicide, les cancers ou toutes autres maladies, les morts à la guerre, les génocides..

Notre civilisation a perdu le sens de l’importance de la mémoire des ancêtres. Alors que nous n’avons plus de croyances, de rituels, ni de mythes référés à la mémoire ancestrale, faire son arbre généalogique c’est reconnaître la façon dont nos ancêtres ont vécu. Le découvrir tout en sachant ce que nous voulons savoir, c’est reconnaître la place qui nous a été attribuée. Ce n’est pas une simple curiosité, mais une prise de contact avec les personnes qui nous ont précédées grâce auxquelles nous sommes vivants : comment ont-ils vécu ? Ont-ils apprécié leur vie ou bien sont-ils restés dans leurs enfermements ? Ont-ils été déprimés, des violents, des enfants malheureux, des affairistes, des aventuriers, des créateurs ou ont-ils eux-mêmes répété leur histoire familiale ? Au fur et à mesure que l’on construit son arbre, émergent les origines de nos répétitions, de nos freins, de nos échecs, de nos peurs et de nos maladies, mais aussi de nos talents, de nos capacités et de nos compétences.

 

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