En entrant dans cet espace, vous pourriez bien vous y rencontrer. Découvrir vos profondeurs et lever tous vos blocages. Et retrouver l'apaisement. Un voyage vers soi à travers l'infini de l'arbre familial, son champs des possibles et la Psychogénéalogie.

L'anorexie 1 ère partie

L'anorexie 1 ère partie

SUJET SUR L’ANOREXIE OU L’AGITATION AL I MEN TAIRE

« L’anneau rexique »
La sonorité du mot évoque t elle une histoire d’anneau, de mariage qui n’aurait pas eu lieu ou qui serait dissout?
De quel anneau parle t on?
Le placement d’un anneau gastrique résoudra t il l’excès de poids?
Combien la personne a t elle de kilo en trop (selon elle)?
Quel est son poids d’équilibre?

Ci dessous une approche holistique, un article d’un Docteur en Psychologie et Nutrition
Dimitri Jacques

L’anorexie mentale correspond à un refus de s’alimenter avec une peur obsessionnelle de prendre du poids. Cette privation est souvent accompagnée d’une détestation de son propre corps. La personne ne reconnaît pas sa maigreur dans le miroir et se trouve toujours trop grosse. Il s’agit donc avant tout d’une pathologie de la perception de soi. La dénutrition entraîne une dégradation progressive de la santé qui peut conduire à une hospitalisation. Fréquemment, l’anorexie alterne avec la boulimie par périodes. La honte d’avoir perdu le contrôle de soi laisse place à des conduites de compensation (laxatifs, diurétiques, se faire vomir, faire du sport à outrance). On parle de troubles du comportement alimentaire (TCA).

L’agitation incessante de l’esprit
On trouve tout autant des gens qui ont perdu goût à la vie que des hyperactifs « qui n’arrêtent pas » et paraissent souvent enjoués. Des structures psychologiques opposées qui conduisent à la même pathologie. En filigrane pourtant, il y a une fragilité, un mal-être existentiel déjà présents et qui peuvent passer inaperçus. Le risque suicidaire doit être pris au sérieux, au même titre que la mortalité par dénutrition.

Ce que toutes les personnes souffrant de TCA ont en commun, c’est de n’avoir jamais l’esprit au repos. En voulant tout contrôler dans leur vie, elles s’obligent à penser à tout et vivent sans cesse dans l’anticipation. Elles ne parviennent pas à profiter de l’instant présent et ont tendance à fuir leur propre réalité.

Pourquoi ce conflit s’exprime par la nourriture
Manger est la première chose que nous faisons à la naissance. Lorsqu’un nourrisson se trouve dans une situation déplaisante, il se manifeste pour obtenir le sein et l’affection de sa mère. Pour l’inconscient, il n’existe pas de différence entre nourriture affective et nourriture réelle. Une fois adulte, certains évènements stressants peuvent réactiver ce réflexe primitif. En lieu et place de sein maternel, nous allons nous diriger vers le frigo ou le placard. Les difficultés d’une personne fragile à qualifier ses émotions, sa propension à être débordé par elles, amplifient le phénomène et la rapprochent d’un mode de réponse archaïque.

Le problème se complique quand ce sont les apports maternels, censés apaiser les tensions du nourrisson, qui sont source d’angoisse. Une mère dépressive, ou souffrant de carences affectives importantes, est en position de demande vis-à-vis de son enfant. Le bébé devient réceptacle des émotions négatives de sa mère. Pour montrer son désir d’échapper à cela, le bébé n’a pas d’autres moyens que refuser le lait maternel… dont il a pourtant besoin et envie !

L’anorexique est enfermée dans cette dualité. Du coup, elle procède à ce qu’on appelle une formation substitutive. Je ne peux pas dire à ma mère que je n’ai pas apprécié le type d’affection qu’elle m’a porté, ni lui demander aujourd’hui de me donner une bonne affection, ni lui avouer que j’en ai besoin. En revanche, je peux refuser la nourriture qu’on me propose, sélectionner uniquement ce qui ne me fait pas de mal (aliments pauvres) et montrer que je contrôle mes besoins.

L’anorexie apparaît le plus souvent à l’adolescence
Parce que c’est une période de mutation qui offre une occasion de se délester du poids des contraintes. L’adolescence, c’est la remise en question des acquis de l’enfance, la différenciation et l’éloignement d’avec les parents. Le jeune va tester ses limites et s’essayer à différentes formes d’engagement dans la vie extérieure afin de faire ressortir son identité. Par des pratiques parfois à risque, l’adolescent veut voir ce que ça fait d’être privé des protections parentales, de fixer lui-même ses propres règles et limites.

La pensée est clivée. L’adolescent veut changer, évoluer, muer, se débarrasser de cette peau trop petite pour aller embrasser d’autres dimensions et se mesurer à l’infini. Mais en même temps, il souhaiterait rester enfant, conserver cette forme neutre qui n’appelle ni engagement ni responsabilité. Il n’a pas tant peur de découvrir le monde que de découvrir qui il est. L’adolescent peut aussi être emporté par ses perceptions, car rien ne l’a préparé à une rupture si brutale. S’il ne comprend pas de quoi il se débarrasse, alors il n’a plus rien à quoi se raccrocher.

Les parents : quelle part de responsabilité ?
Les parents ont vite fait de culpabiliser et cela rajoute inutilement à la souffrance. Être parent n’est pas aisé, tant de choses nous dépassent. Bien entendu, il y a les cas d’inceste ou de maltraitance, où la personne se sent souillée et va se retrancher dans une anorexie. Mais la plupart du temps, c’est un manque de confiance et d’estime de soi qui va être brutalement réveillé par un évènement affectif, comme un éloignement de la famille ou une rupture sentimentale.

Il existe des constantes psychologiques, parce qu’on les retrouve presque toujours : une relation fusionnelle avec la mère, un sentiment de manque de père et une famille qui a du mal à communiquer. Si les parents ont transmis quelque chose, ils ne sont souvent qu’un vecteur. Ce peut être l’opportunité d’éclaircir les relations dans la famille. Il n’y a pas de coupable à trouver, seulement à prendre conscience des liens qui existent et des barrages à lever pour rétablir l’harmonie.

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